|
La
courte échelle a été fondée il y a trente ans par Bertrand
Gauthier, un ancien professeur du secondaire, qui a décidé de
vouer entièrement sa maison à la littérature pour la
jeunesse. La mission de son entreprise? Offrir un lieu de création
à des écrivains et faire découvrir aux jeunes le plaisir de
lire en proposant les meilleurs livres au meilleur prix, et ce,
afin de rendre la lecture le plus accessible possible. À ses débuts, la maison publiait pour les
trois à six ans, et elle « a grandi »
au
même rythme que son public. Depuis 1995, âge de sa majorité,
La courte échelle verse aussi dans le livre pour adultes, y
distillant les oeuvres des Chrystine Brouillet et autres Stanley
Péan. D'ici la fin de l'année, cette collection comptera 51
romans pour adultes.
La
courte échelle a connu une fulgurante ascension dès son arrivée
sur le marché de la littérature jeunesse francophone. Elle
avance ses chiffres avec l'assurance d'un jeune premier :
près de 10 millions de livres vendus, un fonds de plus de 675
titres actifs, 300 livres traduits « dans
le monde entier », en 20 langues (« dont plusieurs
en 7 ou 8 langues », nous précise le site Internet[1]).
La courte échelle, c'est aussi plus de 150 auteurs et
illustrateurs pour qui la maison a parfois agi comme incubateur.
Celle qui
dit avoir créé une nouvelle génération de lecteurs (« Aujourd'hui, la génération
qui a commencé à lire à la fin des années soixante-dix avec
La courte échelle fait découvrir à ses enfants les
publications de la maison jeunesse québécoise.
[2] ») se prépare, pour ses
trente ans, à retourner à ses premières amours avec la réédition
des 13 albums de la série Jiji et Pichou, les premiers titres
publiés à La courte échelle.
[1]
http://www.courteechelle.com/petite-histoire-de-la-courte-echelle
[2]
Ibid.
Sébastien
Lavoie
|